Philippe Lefebvre s’avance dans le salon, puis s’approche vers sa femme.
PHILIPPE LEFEBVRE :
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
C’est vrai, car, sans vous, je ne suis rien.
VALERIE LEFEBVRE :
Et qui a dit que les femmes sont les guides des hommes dans ce bas monde.
PHILIPPE LEFEBVRE :
MARINE LEFEBVRE :
En tous les cas, je suis heureuse d’être parmi vous ! Cela m’a tellement manqué.
PHILIPPE LEFEBVRE :
VALERIE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Non, mais avoue avec moi que ta fille n’est pas aussi innocente qu’elle le suppose.
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Non, je le reconnais, et même si cela me fait mal, je suis désolé, Marine, j’aurais dû me conduire autrement avec toi…
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
MARINE LEFEBVRE :
Parce que je n’oublie pas….
PHILIPPE LEFEBVRE :
Moi non plus, car, à dix-huit ans, tu aurais pu avoir une autre vie que celle que tu as eue en partant en Afrique.
MARINE LEFEBVRE :
Au contraire, je ne regrette rien de mes choix. Mon choix était parfait, j’ai adoré ce que j’ai fait en Afrique, et ce que je vais faire encore de ma vie. Bien au contraire, papa, je crois que, sans toi, finalement, cela m’a permit de me réaliser.
PHILIPPE LEFEBVRE :
Ah oui ! C’est l’effet inverse de ce que je pensais entendre.
VALERIE LEFEBVRE :
Philippe, tu exagères.
PHILIPPE LEFEBVRE :
Non, Valérie, car je pense ce que je dis, et je dis ce que je pense.
MARINE LEFEBVRE :
C’est une qualité dont je ne te connaissais pas, papa.
PHILIPPE LEFEBVRE :
(Se dresse devant sa fille) Est-ce que tu me connais, Marine ?
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Tu hésites, et tu as raison, car on se connaît bien mal soi-même…. Moi-même, je me connais mal.
MARINE LEFEBVRE :
Soit ! Mais oublions le passé une fois pour toute.
PHILIPPE LEFEBVRE :
Et parlons d’avenir….
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Je sais que, quoi que je fasse, tu en feras à ta tête.
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Sans doute, sans doute, mais avouer avec moi que c’est bien la vérité, la vérité selon laquelle tu es libre de faire ce que tu entends de ta vie. Si la majorité est à dix-huit ans, tu es libre, tu es responsable de tes actes. Je ne peux rien faire pour toi, ni t’imposer ma volonté, ni mes envies. Plus rien ne compte à part ce que tu attends de la vie.
MARINE LEFEBVRE :
A part mon bonheur, et donc, m’imposer un mariage avec un homme que je connais à peine, à dix-huit ans, ce n’est pas agir avec sagacité envers sa fille….
PHILIPPE LEFEBVRE :
Je ne pensais qu’à ton bonheur, mais il n’y a que toi qui peux construire ton bonheur.
MARINE LEFEBVRE :
PHILIPPE LEFEBVRE :
Il n’y a jamais eu de guerre entre nous.
MARINE LEFEBVRE :
(Haussant la voix) Ah oui !
La mère se tient en retrait.
VALERIE LEFEBVRE :
Je vais vous laisser.
Elle sort du salon.
La suite au prochain article...
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